Meta conclut un accord à plus de 16 milliards de dollars avec des États américains
Meta a conclu un accord à l'amiable avec une trentaine d'États américains pour mettre fin à un procès l'accusant d'avoir favorisé l'addiction des mineurs à ses réseaux sociaux, et s'engage à des changements significatifs sur ses produits.
Meta, la maison mère de Facebook et Instagram, a conclu un accord à l'amiable avec une trentaine d'États américains pour mettre fin à un procès qui l'accusait d'avoir favorisé l'addiction des mineurs à ses réseaux sociaux. L'accord, annoncé mercredi 26 août, prévoit le versement de plus de 16 milliards de dollars, une somme record dans ce type de litige.
Le procès, intenté par plusieurs États, reprochait au géant californien d'avoir conçu ses plateformes de manière à capter l'attention des jeunes utilisateurs, au détriment de leur santé mentale. Les plaignants estimaient que Meta avait délibérément ignoré les risques d'addiction chez les adolescents, en utilisant des algorithmes conçus pour maximiser le temps passé sur les applications.
En plus de l'indemnisation financière, Meta a accepté de procéder à des changements significatifs sur ses produits. Ces modifications devraient concerner les fonctionnalités liées à l'usage des mineurs, notamment les notifications, le temps d'écran et les recommandations de contenu. L'objectif est de réduire les effets néfastes des réseaux sociaux sur la santé des jeunes.
Cet accord intervient dans un contexte de pression croissante sur les grandes plateformes numériques, tant aux États-Unis qu'en Europe, pour qu'elles assument davantage leur responsabilité sociale. Plusieurs études ont mis en évidence un lien entre l'usage intensif des réseaux sociaux et l'augmentation de l'anxiété, de la dépression et des troubles du sommeil chez les adolescents.
Meta, qui a toujours défendu la sécurité de ses plateformes, a choisi de mettre fin à ce litige pour éviter un procès long et coûteux, mais aussi pour restaurer son image auprès du public et des régulateurs. L'accord devra encore être validé par les tribunaux compétents, mais il marque une étape importante dans la régulation des géants du numérique.
Les États concernés ont salué cet accord comme une victoire pour la protection des mineurs en ligne. Ils espèrent que d'autres entreprises du secteur suivront cet exemple et adopteront des pratiques plus responsables. Pour Meta, il s'agit d'un tournant, alors que l'entreprise fait face à d'autres procédures judiciaires et à des enquêtes réglementaires dans plusieurs pays.
